En vaccinant ses oiseaux, le Bioparc Genève participe à une avancée majeure dans la recherche contre la grippe aviaire
Le Bioparc Genève a participé à une étape scientifique importante dans la lutte contre la grippe aviaire (influenza aviaire hautement pathogène, HPAI). Un grand projet de recherche mené au niveau suisse a été lancé sur les oiseaux des zoos afin de savoir dans quelle mesure ils pouvaient être efficacement protégés contre le virus par la vaccination et contribuer ainsi à une meilleure connaissance en matière de lutte contre ce pathogène redoutable. L’objectif est de vérifier si le vaccin est efficace sur les espèces présentes dans les parcs zoologiques et permettre ainsi de réduire les mesures de quarantaine prolongée ou d’enfermement obligatoires imposées pour des raisons sanitaires qui impactent sur le bien-être animal.
Le lundi 15 décembre 2025, Niklas Jakobi, responsable du projet, doctorant et vétérinaire au Zoo de Bâle, s’est rendu pour la première fois sur le site du Bioparc Genève. Avec Dr Wolfgang Übersachs, membre du conseil de fondation du Bioparc Genève et directeur de la Clinique Tuileries, le directeur du Bioparc, Dr Tobias Blaha, ainsi qu’une équipe volontaire composée de soigneurs et de vétérinaires, près de 70 oiseaux (64 au total) du Bioparc ont été examinés et vaccinés. Grâce à cette action conjointe, le Bioparc a apporté une contribution décisive à l’avancement scientifique du projet.
Le projet de recherche, exceptionnellement autorisé malgré les restrictions en vigueur en Suisse concernant la vaccination contre la grippe aviaire, concerne actuellement plus de 700 oiseaux issus de plus de 50 espèces. Il est mené en collaboration avec le Zoo de Bâle, le Zoo de Zurich, le Tierpark Bern, le Natur- und Tierpark Goldau et le Bioparc Genève. Le vaccin utilisé a été développé par l’Institut de Virologie et d’Immunologie (IVI) et a déjà été testé dans des études précédentes sur plus de 300 oiseaux, montrant une bonne réponse immunitaire sans effets secondaires observés.
Pour le Bioparc Genève, ce projet renforce son rôle en matière de recherche et de conservation des espèces. Malgré des infrastructures parfois anciennes, l’équipe a pu préparer en un temps record toutes les installations nécessaires à la quarantaine, à la collecte d’échantillons et à la vaccination, offrant ainsi aux oiseaux une prise en charge sûre et professionnelle.
Les résultats complets de l’étude sont attendus pour l’été 2026. Si les résultats sont positifs, le vaccin pourrait être utilisé plus largement, ouvrant de nouvelles perspectives pour la protection des oiseaux et l’optimisation de leur bien-être.
