Un samedi soir, le Dr Tobias Blaha, directeur du Bioparc, a reçu un appel urgent : plusieurs dizaines d’oiseaux devaient être saisis à la frontière suisse. Ces animaux faisaient partie d’une tentative d’introduction illégale d’espèces d’oiseaux protégées, inscrites à la Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), un instrument central de la conservation mondiale qui réglemente strictement, voire interdit, le commerce international des espèces menacées.
Fort heureusement, ces oiseaux ont pu être apportés au Bioparc, ce dernier étant mandaté par l’OSAV pour l’hébergement provisoire des animaux séquestrés ou confisqués, conformément à la législation CITES.
Grâce à une équipe passionnée, le Bioparc a réussi à rendre l’impossible possible : malgré une infrastructure vieillissante et un manque de place évident, des installations adaptées ont été rapidement mises en place, des espaces existants ont été réaménagés et des zones de quarantaine ont été adaptées afin d’accueillir en toute sécurité cette multitude d’espèces différentes et de leur fournir les soins urgents dont elles avaient besoin !
Toutefois, malgré tous les efforts déployés, trois oiseaux n’ont malheureusement pas survécu au stress du transport et aux conditions de détention précédentes. Les autres ont pu être stabilisés et se trouvent actuellement en quarantaine au Bioparc.
Le Bioparc travaille actuellement sur un concept à long terme pour offrir à ces oiseaux, du petit Padda de Java à la magnifique Perruche royale, une vie durable et digne, respectant leurs besoins physiologiques et psychologiques. L’équipe mise sur des conditions de vie adaptées à chaque espèce, une alimentation appropriée et un programme d’enrichissements ciblés, pour permettre aux oiseaux de montrer des comportements naturels et de limiter au maximum le stress et l’ennui. Toute forme de soutien de la part des partenaires et du public est extrêmement précieuse !
